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Nouvelle fiche de la semaine Comics VF - Justice League Saga #9


Nouvelle contribution de la semaine

Enfin les récits affiliés à Forever Evil avancent, et l'on découvre où sont emprisonnés les héros. Pendant ce temps, la révolte gronde contre les forces du Syndicat du Crime, tout autant par les habitants que par les vilains en place - sous le trait d'un Ivan Reis en pleine forme. On suit ainsi, pour l'occasion, une mission de l'Escadron Suicide, série très sympathique qui trouve rapidement sa place dans la revue ; par contre, Flash continue de se montrer sans intérêt, avec un scénario ultra décevant, pointant du doigt une fin réglée en deux secondes et sans charme.

C'est au final Green Arrow qui m'a surpris : moins fourre-tout que d'habitude, moins inutilement complexe, le plaisir est au rendez-vous, via des dessins solides et un récit nerveux qui donne envie de connaître la suite. Une suite qui sort d'ailleurs le même mois.

- 13/20 - Greg Greg's Avatar -

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Jl 25

Nouvelle fiche de la semaine Mangas - Dorohedoro #2


Nouvelle contribution de la semaine

Vous vous souvenez que les Mages viennent à Hole pour faire des expériences sur les habitants de ce monde paumé ? Et bien une fois par an, la fumée que les Mages produisent pour lancer un sort s’accumule et crée des effets indésirés tels que tous les cadavres des anciens cobayes qui sortent de terre et se mettent en quête de cervelles à croquer. Caïman et Nikaido sont évidemment de la fête et comptent bien battre le record de zombies dégommés cette année. C’est dans le cadre de cette parodie de La nuit des morts-vivants, que Shin et Noi, les deux charismatiques et flippants nettoyeurs de En, se pointent pour mettre hors d’état de nuire nos deux protagonistes massacreurs de Mages. Que dire si ce n’est que les deux clans de personnages auxquels nous sommes attachés s’en donne à cœur joie et que le chapitre Combat sanglant porte bien son nom ?

Le reste du volume est un peu plus posé et amène nombre d’éléments, délirants évidemment, qui font avancer tout en l’épaississant le mystère de l’identité de Caïman…

Les dessins atteignent le niveau qu’ils auront toute la série : excellent tout en étant bien originaux.

Les longues séries manga qui sont d’une telle qualité dès le départ sont rares !

- 18/20 - nirvanael nirvanael's Avatar -

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Jl 25

Nouvelle fiche de la semaine Mangas - Dorohedoro #1


Nouvelle contribution de la semaine

ENFIN ! Réclamée depuis des années par les fans, la série culte de Q-Hayashida est à nouveau disponible en français en intégralité ! 

Les premières pages de Dorohedoro surprennent d'abord par leur aspect horreur, un grand type à la tête de caïman enfourne la tronche d'un autre dans sa gueule, puis par la violence crue qui suit. Voilà, en quelques pages, le ton est donné. Un meurtre gratuit, un univers sombre, de la magie, de la cruauté, mêlés à une légèreté et un humour délirant qui amènent le sourire à nos lèvres assez rapidement.

Deux clans opposés sont vite introduits : celui de Caïman, c’est le nom du type à la tête de reptile amnésique, qui cherche à savoir en compagnie de sa pote Nikaidô, mystérieuse propriétaire d'un resto de raviolis chinois, le pourquoi de son état en trucidant tous les mages qui se présentent à lui ; et celui des mages donc, et plus précisément la bande de En, boss des mages, dont nous suivons aussi les "nettoyeurs" et autres sous-fifres…

La magie de la série (si je puis dire), c’est que malgré leurs actes, les personnages sont drôles et très complices entre eux, devenant extrêmement attachants en seulement quelques pages.

Difficile de dire qui sont les "gentils" ou les "méchants" dans Dorohedoro, on a simplement envie d’en apprendre plus sur l’intrigue principale et de découvrir davantage cet univers barré avec ce ton inventif et déluré.

- 16/20 - nirvanael nirvanael's Avatar -

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Mar 22

Mise à jour de la fiche cette semaine Comics VF - Transmetropolitan #1 - Le come-back du siècle


Nouvelle contribution de la semaine 25/07/2014 -

Ma lecture de Transmetropolitan a été une grosse gifle, je vais essayer d'expliquer pourquoi.

Scénarisée par le génial et écorché vif Warren Ellis et illustrée par un Darick Robertson au dessin efficace fourmillant de détails et d'idées qui colle parfaitement au ton de l'ensemble, cette série a pour moi deux éléments principaux :

Son personnage central, Spider Jerusalem, journaliste inspiré de Hunter S. Thompson que l'on connaît par Las Vegas Parano, est une grande gueule exécrable qui écrit avec une subjectivité assumée en évoquant des sujets graves et/ou ignorés en les exposant avec toute la crudité que peut avoir le réel.

Le procédé de départ est un peu cousu de fil blanc, après cinq ans passé en montagne pour fuir un succès trop envahissant, il revient à la ville et nous découvrons par ses yeux tous les changements de son ancien environnement. Le personnage frappe d'abord par ses excès, essayant d'être le plus inspiré possible dans le flot d'insultes et de jurons qu'il balance à tout va, et il m'a d'abord paru plus désagréable que "cool" (car on sent que c'est l'effet recherché), me laissant parfois incrédule (il s'en prend par exemple physiquement au président sans être inquiété le moins du monde). Puis au fil de l'album, s'il n'est pas plus subtil ou posé, il se montre touchant, empathique, et souvent très drôle, à l'image du ton global de la série.

L'univers de cette ville futuriste est ensuite fascinant à plus d'un titre parce que, en plus d'avoir de bonnes idées, Ellis les creuse, les développe, et nous expose des conséquences sociales ou plus individuelles de ses trouvailles. Ainsi, des manifestants réclament leur droit à changer d'espèce en modifiant leurs génomes pour percevoir les choses autrement, ressemblant à moitié des créatures de Roswell, et cela vire en émeute/massacre ; ailleurs, certains choisissent de transférer leur conscience dans d'autres corps, voire de se passer de corps pour vivre dans une sorte de nuage composé de nano-technologie ; un salon religieux nous montre les courants spirituels/sectes crées à des décennies de distance de notre époque, toutes plus barrées les unes que les autres sans être pour autant invraisemblables ; les cryogénisés de nos jours ramenés à la vie à ceux de Spider perdent l'esprit dès qu'ils parcourent les rues de cette mégalopole ; et la liste pourrait encore être longue... Mais ce que j'aime avec tous ces éléments, c'est qu'en plus d'être rendus crédibles et palpables, chacun peut dans son traitement nous révéler quelque chose sur les travers de nos sociétés actuelles.



Voilà donc un récit drôle et intéressant qui garde notre intelligence en éveil. Je n'ai pas lu quelque chose de ce niveau en SF depuis Philip K. Dick, c'est dire.

L'édition et l'adaptation de Urban comics sont au top, je vais me déguster le deuxième volume...

- 18/20 - nirvanael nirvanael's Avatar -

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22/03/2008 - Transmetropolitan fait partie de ces séries ayant une certaine « aura » outre atlantique mais qui a été longtemps très peu à quasiment pas publiées en France. Dans le genre je pourrais citer Preacher, Hellblazer et The Invisibles. Ces lacunes à notre culture comics ont tendance à être comblées ces derniers temps et c'est donc au tour de Transmetropolitan de faire l'objet d'un monster. Je n'ai pas une grande expérience de cette série, la seule (XBEE{R659}) ne m'avait pas laissé de souvenirs impérissables et c'est plutôt l'incompréhension qui avait prévalue comme la dernière phrase de ma critique le montrait (« ... à mon avis, nous avons assez peu de chance de voir cela un jour en France, à part peut être chez des téméraires »). En terminant cet album, je comprends que je n'étais pas du tout armé pour aborder cette série en partant du #42. Posons d'abord les bases de la série. Spider Jerusalem est un journaliste ayant eu un certain succès dans le temps. Celui-ci lui étant monté à la tête, il vit désormais en ermite dans un endroit isolé pour essayer d'échapper à l'enfer de la ville. Mais son éditeur le retrouve, il doit rentrer pour honorer ses contrats et pour survivre dans cette ville inhumaine, Spider Jerusalem doit faire son come-back, il va écrire une chronique sur les travers de son monde. Vous l'aurez compris, Warren Ellis ne nous propose pas ici une histoire de super héros ou un polar mais une chronique déjantée sur un monde en décomposition où la vie humaine n'a pas beaucoup de prix. Ellis décrit une société complètement folle semblant proche de la destruction où chaque individu n'est qu'un consommateur et l'oeil cynique et mégalo de Spider est là pour mettre en évidence ses travers. Le ton est résolument décalé et ironique et se rapproche plus des écrits de Garth Ennis que du ton habituel d'Ellis, amis de Shakespeare passez votre chemin. Graphiquement, Darick Robertson use d'un style correct sans trop de fioriture qui donne la touche de légèreté nécessaire au récit pour faire passer la pilule . Je pourrais m'étendre sur tous les travers où les dérives possibles misent en avant par Ellis (publicité, religion, communautarisme, clonage, ...) mais je préfère vous laisser le loisir de le découvrir vous mêmes. En conclusion, pour amateur d'histoires futuristes et déjantées.

- 14/20 - xbee xbee's Avatar -

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Jl 25

Nouvelle fiche de la semaine BD - Divers BD - Galkiddek #1


Nouvelle contribution de la semaine

Il y a des intrigues que l’on ne voit pas venir. Ainsi cet album débute de façon très ordinaire : un roi a perdu sa reine, et tente par tous les moyens de la retrouver, même si pour cela il lui faut donner vie à une statue qui lui ressemble. Puis les personnages en arrière-plan prennent du volume, s’émancipent et s’imbriquent dans l’histoire, formant une fresque bien plus impressionnante qu’au premier abord. Loin des sagas d’Heroïc Fantasy habituelles, avec leur quête initiatique, leur guerre fratricide ou leur épopée épique. Ici, tout est un jeu de masques derrière lesquels chaque personnage joue un acte, berce d’illusion tout autant leur entourage que le lecteur. Dès lors, on ne sait plus dans quelle direction le scénario nous entraine. Sublimé par les illustrations de Grella, voici un premier album chargé d’amour et de haine qui devrait plaire au plus grand nombre.

- 14/20 - Greg Greg's Avatar -

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Jl 23

Nouvelle fiche de la semaine BD - Divers BD - Le Protocole Pelican #3


Nouvelle contribution de la semaine

Et si certaines idées étaient des virus ? Que leur propagation représentait un risque pour la société ? Enfermé dans un complexe en plein milieu de l’océan, un groupe d’individus se retrouve tout autant piégé qu’examiné à la loupe pour une expérience psychologique d’un genre nouveau. Il s’agit de déterminer qui détient en lui cette idée virale détectée, et de l’isoler. Dans ce laboratoire géant, les gardiens et les expérimentateurs peuvent devenir les sujets et vice-versa. Oubliez les gentilles théories de Sherif sur la déviance, le comportement de l’individu au sein d’un groupe, les auteurs instillent ici la paranoïa et révèlent la psyché humaine dans tout ce qu’elle a de plus sauvage et d’opportuniste. Entre doutes légitimes, jalousies ou loi du plus fort, la tension augmente au gré des pages. Et bien que le scénario soit des plus complexes, jusqu’à parfois devenir une vraie prise de tête, on ne peut qu’être pris dans la tourmente qui emporte les personnages. Devenant tout comme eux un cobaye du récit, enfourné dans cette camisole narrative dont on ne comprend pas tous les aboutissants. Indéniablement original et prenant, pour qui fera l’effort intellectuel que nécessite un tel pitch et son application.

- 14/20 - Greg Greg's Avatar -

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Jl 20

Mise à jour de la fiche cette semaine Comics VF - X-Men Universe v4 #13


Nouvelle contribution de la semaine 22/07/2014 - Il manque une bonne grosse série de qualité pour aider cette revue qui baisse depuis des mois. Wolverine n'est que l'ombre de lui-même, et son ton moralisateur à l'égard des animaux ne passe pas. Gambit vit là son dernier épisode et c'est tant mieux, tant le dessinateur fatigue page après page, et tant le scénario est cousu de fils blancs. Ce n'est guère mieux pour Uncanny X-Force qu'il faut se forcer à lire jusqu'au bout tant on est proche du ridicule.

 

Finalement, le dernier épisode de Astonishing X-Men reste une bonne surprise, bien que l'on comprenne l'arrêt de ce titre, et la mini série sur le retour de Longshot l'est tout autant. Toutefois, comme dit précédemment, ils ne peuvent tenir à eux-seuls la série sur leurs maigres épaules, et l'ensemble est bien insuffisant pour que l'on puisse conseiller l'achat de la revue. Vivement un changement de fond en comble.


- 8/20 - Greg Greg's Avatar -

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20/07/2014 -

Dans le style, on prend les même et on recommence, ce numéro se pose là. A part le petit coup de mou de notre guerrière Shi'Ar préférée – on va dire cela comme cela – il n'y rien de particulièrement intéressant dans ce numéro. En bref, la copie carbone du précédent.

- 10/20 - xbee xbee's Avatar -

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Jl 20

Comics VF - Avengers v4 #13


Je ne sais pas pour vous mais même si cette fin d'Infinity part un peu en sucette en mélangeant des bouts d'histoires sans grand rapport – à moins bien sûr d'un retournement de dernière minutes, je ne désespère pas... – je suis quand même très fan du dessin de Yu. Surtout que la suite est beaucoup moins affriolante. Secret Avengers s'en sort quand même avec les honneurs en mettant en scène une nouvelle héroïne bien mal préparée à résister à l'armée de Thanos. Vengeurs Academy, ou un truc comme cela, meuble péniblement la suite. Le pire est pour la fin avec ce Captain America que j'ai rarement aussi laid et aussi mal fait. Bref, je pense qu'à la moitié vous pouvez arrêter la lecture.

- 12/20 - xbee xbee's Avatar -

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Jl 20

Comics VF - X-Men Universe v4 #12


Bon, l'éclairci a été de courte durée sur X-Men car même si la nouvelle Lady Deathstrike de Terry Dobson a fait illusion dans le numéro précédent, il semble déjà passer la main à quelqu'un d'autre qui n'a pas son talent pour rendre accrocheur les discours les plus insipides. Wolverine part faire un tour en Afrique pour sauver des éléphants et X-Force se débat avec les Revenants de Cassadra Nova. On ajoute à cela un Gambit du pauvre et un Longshot qui fait long feu, et vous avez là un numéro bien fade. En résumé, un numéro pour pas grand-chose.

- 10/20 - xbee xbee's Avatar -

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Déc 12

Comics VF - Albums Comics - Black Summer


14/07/2014 -

Après la baffe Transmetropolitan que je viens de (re)découvrir, je me suis intéressé à d'autres bouquins de Warren Ellis.

Ce Black Summer ne fait à priori pas l'unanimité mais je ne regrette pas de m'être laissé tenté tout de même. 

Les Armes sont sept super héros américains qui ont déjà fait leur preuve par le passé, ramenant l'ordre dans leur ville qui était sous le joug de milices et de gang. John Horus, le plus puissant d'entre eux, plonge son pays dans le chaos lorsqu'il exécute le président et plusieurs de ses conseillers, les accusant d'être des criminels, de mener une guerre illégitime en Irak et d'avoir pris le pouvoir en truquant les élections...  

 Les deux premiers chapitres du livre m'ont vraiment soufflé. L'acte du personnage et la façon dont il le justifie face aux caméras est un moment très intense. Puis la façon dont le reçoit Tom Noir, co-créateur du groupe qui picole de la vodka à longueur de journée dans son appart dégueulasse depuis qu'une explosion lui a coûté la femme de sa vie et une jambe, juste avant de nous dévoiler ses capacités, m'ont bien scotché. 

J'ai moins apprécié la suite où les Armes se battent entre elles, contre l'armée, puis contre d'autres types balèzes... Même si l'idée de départ est intéressante, je trouve que l'auteur ne l'exploite pas suffisamment et compose un scénar au final bourré d'action qui m'a laissé sur ma faim.

Le véritable point fort de ce comics est pour moi les dessins, extrêmement détaillé et maîtrisé qui donne une intensité rare aux mouvements et explosions... mais il ne faut pas être effrayé par le gore car le dessinateur aime l'anatomie humaine et partage sa passion des organes internes à plusieurs reprises.


Comics "super héros" loin des poncifs habituels du genre, Black Summer n'est pas pour autant une véritable réussite si on attend une intrigue bien développée et passionnante à suivre. 

- 13/20 - nirvanael nirvanael's Avatar -

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10/06/2011 -

Un super-héros assassine le président des Etats-Unis qu'il considère comme un criminel et c'est toute sa supère-équipe qui est pourchassée par les autorités.

Warren Ellis qu'on ne présente pas (Transmetropolitan, The Boys, etc) y va donc avec ses pincettes habituelles. Alors pour les habitués de ces histoires de super-héros qui pètent des cables et dézinguent à tout va (Powers ou bien sûr Watchmen), on est en terrain connu. C'est juste encore  plus bourrin et trash que d'habitude. Bien sûr, les ficelles ne sont pour la plupart pas très subtiles (Ellis n'est pas Alan Moore) mais le tout reste extrêmement plaisant et jouissif. La construction, alternant flashback et action sanguinolente dans le présent, permet de ne jamais se lasser.
Niveau dessin, c'est Juan Jose Ryp qui s'y colle et force est de constater que le bougre a du talent. Certains personnages ressemblent parfois à s'y méprendre à du Frank Quitely et certaines planches fourmillent de tant de détails qu'on pense immédiatement à du Geoff Darrow.


Vivement conseillé sauf si vous vous êtes lassé des histoires de héros un peu trop méchants et jusqu'au-boutistes ou que le sang et les tripes vous rebutent.

- 16/20 - simgoblin simgoblin's Avatar -

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07/02/2010 -

Pour essayer de vendre cet album, la publicité tente de nous faire croire que nous allons lire une référence du genre en le comparant à Watchmen, la bd culte d'Alan Moore. Je ne sais pas si c'est une idée de Warren Ellis mais la comparaison est quand même gonflée. Ellis n'a pourtant pas à rougir de ses inventions comme les excellents Planetary et Authority et c'est plutôt du coté de ces influences qu'il faut chercher Black Summer. Le monde de Black Summer est à peu près comme le notre si ce n'est qu'un groupe de sept idéalistes, se faisant greffer toute une panoplie d'augmentation corporelle, se rendant ainsi surhumains, décident de combattre le crime et l'injustice. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le seul vrai point commun que l'on peut trouver avec Watchmen, c'est la célèbre question « Qui surveille les gardiens ? » qui est en fait assez commune. La ressemblance s'arrête là car cette histoire, très violente, est très loin de fourmiller des détails de son soit disant modèle et les raccourcis sont nombreux. Reste une histoire sans temps mort mais un ton en dessous d'Authority. Graphiquement, la prestation de Ryp est d'un bon niveau même si je pourrais déplorer la confusion de certaines scènes d'action. Bref, pour les accrocs d'Authority voilà un album de substitution qui vous fera du bien.

- 14/20 - xbee xbee's Avatar -

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12/12/2009 -

John Horus est l’une des sept Armes, un super soldat affilié à une technologie qui fait de lui une force de destruction massive. Décidé à éradiquer la corruption dans son entier, il décime la Maison Blanche et son président, avant de contacter les médias. Pour expliquer au monde qu’aujourd’hui, les choses vont changer, qu’il le veut ou non. Le règne du mal vit ainsi ses derniers jours. Mais lorsque ses acolytes apprennent son acte insensé, ils doivent tout autant se défendre contre l’armée au service du gouvernement qui les traque que retrouver leur ami pour mettre fin à sa folie.

Warren Ellis a décidé de frapper fort, et il entraîne le lecteur dans son sillage de fin du monde. Mais son scénario, à première vu original, est finalement plus classique qu’il n’y paraît, et les plans de John Horus sont peu clairs dès lors que le président a été mis hors d’état de nuire. A de telles hauteurs, peut-on espérer avoir comme meneur d’un pays un individu digne de confiance, alors qu’on les entraîne à devenir des loups et à dévorer leurs semblables par tous les moyens ? Qu’importe, le scénario est très bien rythmé et les planches de Juan Jose Ryp font penser à du Darrow (Hard Boiled) tant le degré de détails est tout simplement à la limite de l’incroyable. On retrouve ainsi ce côté très irrévérencieux de Authority du même auteur, et bien que la trame principale ne permette pas d’énormes retournements de situation, on est pris dans cette tourmente de carnages et de chaos, et ce jusqu’à l’ultime feuillet. Un bel album chez ce nouvel éditeur de bandes dessinées qu’est Milady.

 

- 15/20 - Greg Greg's Avatar -

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